Mercredi 17 septembre 2008

- Publié dans : Cinéma
Le jeune Speed Racer a baigné toute sa vie dans les couses automobiles : fils de mécanicien, frère d'un coureur prometteur au destin mystérieux, aucune surprise donc que la course soit son dada. Mais il va découvrir que ce monde n'est pas tout rose... Bon, finissons en là pour l'histoire vu que de toute façon elle n'est qu'accessoire.


En effet, le récit est simpliste : les gentils contre les méchants, une gentille famille prise au milieu et même un chimpanzé en prime. Cependant, ce qui a priori devrait ennuyer n'importe qui de plus de 12 ans, devient magique grâce à un atout indéniable : les effets spéciaux.


Non, le terme d'effets spéciaux est inadéquat, trop impersonnel. Je devrais plutôt parler de vision. La vision des frères Wachowski, enfin remis de Matrix, est unique. Jamais la vitesse, le danger d'une course à haute-vitesse n'auront été aussi palpables. Le déchaaînement des couleurs flamboyantes, des circuits improbables, des gadgets étonnants, des designs travaillés en fait un film fantastique. Ce long-métrage prouve après une trilogie mitigée, que les Wachowski sont des réalisateurs à suivre, pas aussi doués que Raimi, Jackson ou Del Toro mais à surveiller quand même.

Les Wachowski ont ,il semble, pris du recul et ce sont rendus compte d'une chose essentielle, autant ils sont bons sur le plan visuel, autant l'histoire c'est pas leur fort. Il suffit de voir Matrix : trip d'élu éculé, philiosophie impénétrable pour l'illusion et idée rebattue de la réalité qui n'est pas ce qu'elle semble être. Alors qu'ici, nous avons droit à un blockbuster d'auteur. Et ouais, j'ose juxtaposer les deux termes. Le film n'ayant pas grand chose à raconter, je ne me risquerai pas à lui enlever la notion de blockbuster, mais le fait est qu'il est original. Les frangins ont un style reconnaissable et inventif, contrairement à un Bay qui est certes reconnaissable mais se contente d'un montage épileptique et de faire trembler la caméra.

Un autre élément de qualité du film est son casting. Outre, les talentueux Susan Sarandon et John Goodman toujours bons, on peut compter sur un Emile Hirsch impeccable ou une Christina Ricci compétente et mignonne comme tout, en fait seul Matthew Fox fait un peu baisser le niveau en interprétant l'énigmatique Racer X.

A y réfléchir, Speed Racer est un nouveau type de film : le blockbuster adulescent. En effet, primo le côté nostalgique est effectivement présent, puisqu' adapatation d'un dessin énimé des eighties, deuzio les couleurs fluopsychérescentes font partie intégrante de leur imagerie et tertio l'histoire simpliste, sans ambigüité, à l'humour facile et aux péripéties chaque fois de plus en plus impressionnantes. Malheureusement, la modernité du film semble avoir joué contre lui vu son échec commercial aux States (et mondial d'ailleurs) et la frilosité des cinémas français.

Avec Speed Racer, le blockbuster rentre dans le 21 ème siècle.






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